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Affaire FILLON : Non à la Justice "Mur des cons" !

vendredi 3 mars 2017, par Nicolas Dainville

François FILLON est lâché de toute part.

Je n’ai aucun intérêt personnel ni politique à le défendre ! Au contraire, tout le monde me conseille de faire comme beaucoup : vite battre en retraite, quitter le navire pour me mettre rapidement à l’abri, ne surtout pas m’exposer, suivre le courant des vents dominants, faire comme la meute pour sauver ma peau...

Et pourtant... Quelque chose me scandalise dans cette Histoire...

Certes François Fillon s’est présenté comme « plus blanc que blanc ». Ses pratiques, malheureusement répandues à Gauche comme à Droite, ont déçu. Il s’en est expliqué. Désormais, c’est aux électeurs d’en juger.

Mais face à la tempête, pourquoi ne pas avoir fait bloc derrière notre candidat démocratiquement désigné par plus de 4 millions de votants à la Primaire ?

Dans cette affaire, comment ne pas voir qu’il s’agit d’une incroyable machination politique destinée à clouer au pilori le candidat de la Droite et du Centre ?

Comment ne pas s’indigner par ces média accusateurs et cette Justice instrumentalisée, qui n’hésite pas à violer le secret de l’enquête, bafouer la séparation des pouvoirs, et apparaît anormalement politisée ?

Sur l’aspect légal de l’embauche premièrement.

Malheureusement, rien n’interdit à un parlementaire de recruter un membre de sa famille ou de son entourage. Une centaine de parlementaires seraient ainsi concernés sans d’ailleurs que la moindre enquête ne soit lancée !

Faut-il changer la loi ? Certainement, ce mode de fonctionnement étant incroyablement opaque.

Deuxièmement, sur le caractère présumé fictif de l’emploi occupé.

Plusieurs choses m’interpellent. Normalement une personne a recours à un emploi fictif lorsqu’il s’agit d’augmenter sans le dire le revenu de quelqu’un, à moindres frais. Dans le cas de François Fillon, je vois mal pourquoi il se serait donné cette peine. A l’époque des faits, la non-consommation de l’enveloppe collaborateurs revenait de droit au Député employeur. Dès lors si l’idée était d’augmenter son revenu, nul besoin de passer par sa femme : il suffisait de n’employer personne ! C’était tout aussi légal, et encore plus simple – il économisait au passage le cout des cotisations sociales prélevées sur la même enveloppe.

Troisièmement, sur la procédure judiciaire.

Dans le flot médiatique accusateur d’une violence inouïe, plusieurs juristes, et non des moindres, dénoncent fortement les graves irrégularités de cette procédure.

Oui, cela m’interroge.

Ainsi, Maître Dupont-Moretti, célèbre avocat pénaliste, défenseur encore récemment du jeune Théo, et que l’on ne peut pas vraiment accuser d’être un « fasciste réactionnaire », s’est indigné de l’enquête préliminaire menée par le Parquet National Financier.

Selon lui, le PNF ne serait pas compétent sur cette affaire et agirait en violation totale du principe de séparation des pouvoirs.

J’aurais aussi aimé que le Garde des sceaux, celui qui chante lyriquement l’indépendance de la Justice, diligente une enquête pour trouver ceux qui font fuiter les Procès verbaux pour alimenter allègrement les média, en violation totale du secret professionnel, en violation totale du secret de l’enquête. Pourquoi ne sont-ils pas poursuivis ?

Ce n’est donc pas un hasard si d’autres juristes pointent du doigt l’absence d’indépendance politique du Parquet National Financier, comme le dit d’ailleurs la Cour européenne des Droits de l’Homme !

Pour eux, le Parquet National Financier semble être devenu un vrai « outil politique » !

Ainsi, qui est le conseiller Justice du Président de la République ? Un ancien du PNF ! Et qui a intérêt à voir opposé le fils spirituel du Président de la République à la candidate d’extrême Droite ? L’exécutif !

Madame Taubira se drape pourtant dans l’indépendance de la Justice ? Mais quelle vaste blague ! Qui a oublié que le Procureur général, le plus haut magistrat en France, François Faletti, avait été convoqué par le directeur de cabinet de Madame Taubira pour être mis à la porte… afin d’y mettre quelqu’un « de sa sensibilité politique » ! Il avait alors dénoncé la gravité de ces méthodes et voulait même interpeller le Conseil Supérieur de la Magistrature !

La justice est-elle instrumentalisée ? Je le crains.

Au risque de choquer, je suis indigné par notre Justice. Au plus haut niveau, comment ne pas voir qu’elle est militante, politisée, instrumentalisée ?

C’est une histoire personnelle qui m’a donné cette conviction. Certains de mes proches connaissaient en effet Anne-Lorraine SCHMITT, sauvagement assassinée dans le RER D…

Souvenez-vous : son père a été brocardé dans le fameux « Mur des cons » du Syndicat de la Magistrature… Mais quelle honte !

En découvrant cela, ca m’a pris aux tripes, révolté, profondément indigné. Depuis, permettez-moi d’avoir le plus grand mépris pour ce syndicat de la magistrature, bande d’idéologues politisée, qui exposait dans son local syndical la tête des adversaires politiques - et des futurs justiciables ? - à abattre… Tellement scandaleux !

Or, les Magistrats au sommet de la chaîne hiérarchique font parties de ce fameux « Syndicat de la magistrature »

Certains sont même en charge de cette enquête ! Comment ne pas s’en indigner ?

Que le Président du Tribunal puisse choisir des magistrats très engagés politiquement, qui font des appels au vote et retweet en permanence les propos de François Hollande ou les articles à charge de Mediapart, ne concoure décidemment pas au bon fonctionnement de la Justice !

Car selon la Cour européenne des Droit de l’Homme, non seulement la Justice doit être impartiale mais elle doit aussi avoir les apparences de l’impartialité ! La, on est malheureusement très loin !

C’est pourquoi, je serai dimanche prochain au Trocadéro. Pour soutenir François FILLON face à cet acharnement politique inédit. Pour soutenir son programme. Pour ne pas être dupe de ces manoeuvres qui ressemblent de plus en plus à un coup d’état institutionnel.